infos-reportages.— RIDSA ou Maxence, rappelle-nous ta présence ici au café Delaville à Paris ?

RIDSA.— Je suis venu ici pour la remise du disque d’or de mon album Tranquille qui est sorti en décembre 2015, c’est une immense fierté d’être avec tous ses gens qui ont contribué sur cet album.

Pourquoi est-ce une immense fierté ?

Je ne m’attendais pas à ce que cela prenne une telle ampleur. Au départ, je faisais de la musique pour moi, j’étais dans mon placard ou dans ma chambre, et arriver là aujourd’hui, c’est plutôt fou mais un très grand bonheur.

Tu as été récompensé de ton premier disque d’or, quel est ton ressenti ?

Un disque d’or, c’est comme un petit ballon d’or pour un footballeur. Quand on commence la musique, on rêve de grandes scènes — un objectif accompli — le but c’est aussi d’en avoir d’autres. C’était un rêve que je n’envisageais pas.

Rappelle-nous ton parcours depuis 2010 à aujourd’hui ?

J’ai commencé sur internet il y a 6 ans, j’écrivais de nombreux textes, puis on m’a conseillé d’enregistrer en studio, j’ai tout de suite adoré. Au début, j’écrivais des chansons un peu Love jusqu’à l’album Tranquille (après avoir sorti plusieurs singles en 2013, puis Mes Histoires en 2014 et L.O.V.E en 2015, ndlr), où l’on m’a donné un peu plus de liberté, j’ai fait ce que je voulais. Avec des passages à la télévision ou à la radio, puis à la remise du disque d’or, de 2010 à 2016, le temps passe très vite !

 

Tu es présent sur la plupart des réseaux sociaux. Quelle est ton application préférée ?

C’est Twitter, car on voit directement les tweets. Comparé à Facebook, il y a tellement de messages qu’on ne voit pas forcément tout. Je gère tous mes comptes sur Twitter, Facebook, Instagram et Snapchat (Ridsaofficiel), je suis le seul titulaire des réseaux, et je réponds à tout le monde. C’est grâce à cela que Là C’est Die a autant cartonné car j’avais mis des extraits sur Snapchat et les gens m’ont dit qu’ils voulaient ce titre. Je l’ai envoyé à tous ceux qui me soutiennent et ils l’ont mis tout en haut des tops tweets.

Justement, as-tu un mot à dire à tes fans ?

Déjà, moi je n’aime pas le mot fan 🙂 pour moi ce sont des supporters ! Je suis quelqu’un qui adore les concours et les compétitions, quelqu’un qui fait du sport a des supporters. J’ai beaucoup de mal avec le mot fan, malgré le fait que ce sont des gens qui me soutiennent ou qui me supportent, le seul mot que je puisse leur dire est en cinq lettres :

« M E R C I ».

Et que dirais-tu aux personnes originaires d’Orléans, ta ville natale ?

Dans le Centre-Val de Loire, là où se situe la ville d’Orléans, à mes débuts j’ai été boycotté, alors que j’avais déjà 50 millions de vues sur YouTube, 150 milles fans sur une fan page… J’ai toujours eu des rejets. J’ai demandé des interviews, que je n’ai jamais eues, donc cela a toujours été compliqué avec la ville d’où je viens. Aujourd’hui, on va enterrer la hache de guerre. J’espère que le jour où je reviendrais à Orléans, je serais bien accueilli. D’ailleurs, j’y suis retourné deux ou trois fois, et cela s’est très bien passé. J’espère un jour et c’est mon rêve de pouvoir remplir le Zénith d’Orléans et de me produire devant ma famille.

Propos recueillis par Jonathan Tessier
Cadre et images par Benjamin Rémon
Remerciements à l’agence Rise Up, au label Wagram et au café Delaville