infos-reportages. –Comment avez-vous découvert la photographie et depuis combien de temps exercez-vous ce métier ?
David Mozelman. –Tout d’abord bonjour, et merci pour cette interview.
J’ai découvert la photographie dès mon plus jeune âge où mon père était un fan d’appareils argentiques. Pour mes dix-huit ans, j’ai eu un « Bridge Canon » que j’ai tout de suite revendu car je voulais un reflex.
Il y a trois ans, j’ai eu mon premier reflex, et j’ai eu une occasion en or de réaliser mon premier shooting grâce à un ami styliste qui avait besoin de photos pour sa collection de fin d’année.J’ai donc pu shooter ses créations sur un mannequin.Mon premier shooting fût donc composé d’un styliste, d’un mannequin et d’une make up, il y a pire non ?
Depuis cette séance photo, je ne me sépare plus de mon boitier.
Décrivez-nous votre équipement actuel.
Actuellement, je suis sur un Canon 600D, avec un Canon 50mm 1.4, un Sigma 10-20, un Tamron 18-270, un Canon 18-55, un flash cobra Canon, 2 Cactus V5 (sic : transmetteur pour le flash à distance), et enfin une SoftBox. D’ici la fin de l’année, je pense passer sur du plein format, avec un Canon 5D Mark III.
Comment est votre équipe de collaborateurs ?
Je suis assez solitaire sur mes shoots, mais il m’est arrivé de collaborer avec une styliste, Kaa Couture, mais également un photographe Félix Barjou (The Cat Photo) pour qu’il me retouche certaines de mes photos, la dernière en date, voir ma fan page.
Qu´essayez-vous d’exprimer à travers votre photographie ?
Une maxime qui représente parfaitement ce que je souhaite exprimer dans mes photos :

« Une photographie, c’est un arrêt du cœur d’une fraction de seconde » [Pierre Movila].

Voici donc mon but, faire des photos simples et naturelles. Je souhaite lorsque l’on regarde une de mes photos que l’on puisse s’identifier à la scène, au modèle et à tout ce qui constitue ma photo.
Vous avez mis en scène des « modèles allongés ». Pourquoi avoir choisi ce thème ?
À notre époque, les réseaux sociaux tels que « facebook » ou « twitter » font partie de notre vie. Un jour des gens m’ont reproché d’avoir beaucoup de facebook friends, alors je leur ai répondu que ce n’est pas parce que j’ai beaucoup d’amis que je ne suis pas seul.
J’ai eu envie de transposer cette pensée en photo.
La première de cette longue série a été réalisée sur la place du Trocadéro à Paris. Mon modèle s’est assis par terre et les gens se sont mis naturellement autour d’elle en lui laissant un espace pour « vivre ». Je trouve cette photo forte en émotion, et c’est à partir de là que j’ai décidé de faire poser mes modèles au sol, un peu partout où je vais.
Mon but étant de faire ressentir la solitude qu’a pu avoir mon modèle ou que l’on pourrait avoir à sa place. C’est pour cela que je mets sur chacune de mes photos une citation sur la solitude comme par exemple :

 

Screenshot7

« L’isolement n’a jamais fait qu’une mauvaise solitude » [Jean-Marie Poirier].

J’en suis à une vingtaine de photos de solitude et j’espère pouvoir un jour les exposer.
Quelles sont les expositions auxquelles vous avez participé ? Avez-vous un port folio en ligne ?
Je n’ai pas eu la chance d’être encore exposé. J’ai bien évidemment un book, un port folio et une fan page.
Enfin, quelles mesures proposez-vous pour protéger les droits d’auteur des photographes face au piratage sur Internet ?
Malheureusement, il n’y a aucune mesure que l’on puisse prendre, si l’internaute veut ta photo il n’a qu’a faire un print screen (impression écran), il aura la photo en mauvaise qualité certes mais il pourra toujours s’en servir sur « facebook » ou sur d’autres sites web.
Certains photographes vont jusqu’à mettre leur copyright en plein milieu de votre photo, ce qui est dommage pour la lecture de celle-ci.
En ce qui me concerne je ne mets aucun copyright, dans tout les cas je ne pourrais pas empêcher les gens de prendre ma photo.
Crédits photos : David Mozelman.

 

Regardez notre Making of du shooting de David Mozelman