À l’approche des élections présidentielles, la ville de Paris recherche aussi ses champions pour son marathon annuel.

SPORT Sébastien Lesage, un jeune runner, nous dévoile dans une interview pour infos-reportages sa préparation à la 36ème édition du Marathon de Paris.

infos-reportages. – Bonjour Sébastien Lesage, pouvez-vous expliquer en quelques dates clefs votre parcours ?

Sébastien Lesage. – En novembre dernier, j’ai eu l’envie de m’inscrire pour le Marathon de Paris, une sorte de challenge pour moi. Quand j’étais plus jeune, le running était une de mes plus grandes passions. J’ai démarré mon programme d’entraînement à la mi-janvier avec un de mes meilleurs amis qui a voulu le faire avec moi. On voulait vivre une grande aventure humaine.

Dans quatre jours aura lieu la 36ème édition du Marathon de Paris. Appréhendez-vous cet événement ?

Je l’appréhende dans le sens où je n’attends plus que ça. Cela fait trois mois que je m’entraîne, mes jambes et ma tête commencent à souffrir et je n’ai qu’une seule envie, que le départ soit donné. Ce serait mon premier marathon donc il y a l’appréhension de ne pas le finir mais mon entraînement a été bon donc je pense mériter de passer la ligne d’arrivée.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour concourir à ce Marathon de Paris ?

J’ai eu une grosse désillusion sentimentale ce qui m’a donné une très grande force mentale, je me suis poussé fort à l’entraînement pour progresser et c’est sans doute grâce à cela que j’ai atteint tous mes objectifs.
De plus, réussir un challenge comme celui-ci est important pour moi, le marathon est la course de référence pour un runner.

Comment votre style a évolué ?

Je dois avouer que mon style de coureur a très vite évolué. J’ai vite compris que pour courir de longues distances il fallait être équipé en conséquence. J’ai acheté une paire de running, des collants, des shorts, ainsi que des t-shirts de running. Étant sportif, j’avais déjà un certain nombre de tenues mais pas spécialement pour le running. Je m’entraînais avec un « CamelBak » avec de l’eau et quelques aliments.
Ensuite ma foulée a quelque peu évoluée, mes jambes rasent plus le sol afin de dépenser moins d’énergie.

Quel coureur ou coach aimeriez-vous travailler ?

Je n’ai pas de référence dans le monde du running. Une des personnes qui m’impressionne en ce moment est « Lance Armstrong » notamment avec les compétitions d’Ironman (ndlr : triathlon de haut niveau).
À l’inverse, je préfère m’entraîner seul et me soutenir individuellement, car c’est souvent seul que l’on progresse le plus rapidement. Il n’y a rien de plus gratifiant pour faire évoluer son mental lorsque l’on court par exemple seul à moins quinze degrés sous la neige.

Quel est le meilleur endroit pour courir à Paris, intramuros ou extra-muros ?

J’ai la chance d’habiter à 50 mètres de la forêt de Saint-Germain-En-Laye ce qui est un excellent endroit pour s’entraîner. Sinon les villes comme le Vésinet, Châtou, le Pecq sont de très beaux endroits dotés de pelouses, de rivières, et d’un bord de Seine.
On peut tout aussi bien courir dans le bois de Boulogne, tout comme dans la forêt de Saint-Nom-la-Bretèche, de Noisy-le-Roi, ou de l’Étang-la-Ville, ce sont des parcours que j’apprécie énormément et qui sont assez vallonnés.

D’après vous qu’est-ce qui vous différencie des autres coureurs ?

Rien ne me différencie d’un autre coureur. Quand on est au départ, on est ensemble, on va chercher à courir ensemble et à être solidaire entre nous. Je pense que cela va être la force du marathon, l’état d’esprit des coureurs.
La seule chose qui pourrait me différencier des autres sont mes surnoms « Daphné et Podcul ».

La France a vu produire de nombreux marathoniens. Qui sont pour vous les meilleurs marathoniens Français ?

Honnêtement, je ne me préoccupe pas des marathoniens. Je cours pour moi et je ne suis pas un spécialiste. Et je ne pense pas que la France est le pays du marathon à part Alain Mimoun.

Justement, comment trouvez-vous les coureurs à Paris ?

Je n’ai jamais couru à Paris pendant l’entraînement. Ce sera donc la première fois le 15 avril 2012. J’apprécie l’ambiance entre coureur notamment lorsque j’en croise durant mes entraînements, la majorité d’entre eux se saluent et j’approuve totalement cette ouverture d’état d’esprit, c’est motivant.

60 000 visiteurs et 200 professionnels selon le site internet du Marathon de Paris, qu’attendez-vous de cette course ?

J’attends de découvrir une ambiance solidaire, j’ai vraiment hâte de vivre quelque chose d’unique. À partir du 30ème km quand tout le monde va s’encourager, se soutenir, ça va être la folie. L’émotion de l’arrivée va être une incroyable sensation.

En plus du Marathon de Paris, quelles sont vos prochaines actualités ?

Après le marathon, j’irai me reposer à Monaco chez un ami et faire la fête car depuis un mois et demi j’ai du arrêter de sortir afin d’optimiser mon entraînement. Ensuite, j’assisterais aux match de Roland Garros puis j’aimerais partir à New York durant l’été.
Pour ce qui est de la course, je n’ai pas encore réfléchi à mon prochain challenge, pourquoi pas le Marathon de New York ou d’Amsterdam. Le Marathon de Paris 2013 sera également à mon programme.

Quelle serait votre plus grande peur lors de ce Marathon de Paris ?

Avoir mal au ventre ce qui m’arrivait régulièrement quand j’étais plus jeune, aujourd’hui j’ai de moins en moins mal et je n’ai pas ressenti ces douleurs lors de mes derniers entraînements.

Pour finir, quatre choses que vous faîtes lors de vos entraînements ?

Après mes entraînements j’ai pris l’habitude de boire environ 1,5 litre d’eau, prendre une douche, manger et m’étirer durant vingt-cinq minutes.

Merci à vous, Sébastien Lesage, d’avoir répondu à nos questions. Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour cette course qui nous le rappelons aura lieu le 15 avril 2012 au départ des Champs Élysées à 8h45.

Sébastien Lesage terminera 13,423ème en 3h45 min et 11 secondes.

Image issue du dossier de presse MIP 2012 (DR)