infos-reportages. – Hélène Rigny, pouvez-vous nous évoquer en quelques dates-clés votre parcours ?

Hélène Rigny. –

En 1998, j’intègre l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg, et y suis les ateliers de scénographie appliquée au théâtre et à l’opéra m94a62d_9361b6d785954ca2b5cbbdea8f3335a1ais également les réflexions liées aux mises en espace en terme plus vaste (muséographie, espaces urbains et quotidiens entre autres).

En 2004, je découvre l’art du costume de scène à Berlin à la Kunsthochschule Weissensee.

D’après vous, qu’est-ce qui vous différencie des autres créateurs ?

Chaque pièce réalisée est unique de par les matières sensibles et éphémères qui les composent (feuilles de soies associées à des voiles de coton, soies colorées teintes artisanalement…).

Elles sont portées à peu de reprises de par leur fragilité, tendant d’avantage à être présentées comme objets poétiques.

Elles me sont très souvent inspirées des univers de personnes que je rencontre, essentiellement féminins.

Quelle sensation aimez-vous produire face à un public lorsque vous créez vos propres costumes ou habits ?

Communiquer un univers et des émotions par un moyen d’expression qui m’est personnel, partager et transmettre un regard sur une pièce, et que quelqu’un reconnaisse une part d’un costume qui me sera plus personnelle.

Plusieurs costumes présentés récemment lors du Salon René Clément Bayer et ont été reconnus pour leur ouvrage ainsi que leur mise en abîme par photographies.

Quel est votre plus beau souvenir ou votre propre pièce maîtresse ?

Les premières présentations, première exposition, peut – être,

Chaque habillage, essayage, conception est un moment privilégié (et donc unique).

Quelle vision portez-vous sur la couture française actuelle ?

Les créateurs émergents sont connus et diffusés dans un milieu trop élitis94a62d_8b25deff2ea541fcab3832b3210d801cte ou peu diffusé.

Mon intérêt se porte particulièrement sur la pérennité d’un art et d’un savoir-faire e
xceptionnel, à travers le travail de la Maison Madeleine Vionnet dont la reprise par des créateurs est un challenge très important, et les expositions de l’œuvre Alix Grès, toutes deux centrées sur le travail du plissé et des inspirations antiques.

La qualité des réalisations et la conservation d’un savoir-faire traditionnel me semble incontournables.

Dans les prochains mois à venir, quels seront vos prochains projets ?

Il y en a plusieurs, je porte une attention particulière sur le lieu et son lien avec le costume en terme de continuité de l’architecture et de l’espace, l ‘expressivité du corps mis en scène par la danse ou un mouvement fixe et photographique,

« L’âme humaine a besoin de s’approprier un espace qui soit comme le prolongement d’elle-même et du corps ». (Simone Weil)

 

Enfin, un conseil à prodiguer à toute personne qui aimerait s’investir tout comme vous ?

Qu’elle me contacte afin que nous puissions en discuter.

Découvrez l’univers d’Hélène Rigny en cliquant sur le lien suivant : http://www.helenerigny.com