infos-reportages.— Bonjour Amélie, on te voit poser régulièrement pour des photographes. Depuis combien de temps es-tu modèle ?

Amélie Gonnon Madison.— Bonjour Jonathan, je pose effectivement pour des photographes depuis quelques années. Cela va bientôt faire 5 ans. Je n’avais que 15 ans quand l’aventure a commencé. Au début, je servais de modèle à des amis qui venaient d’obtenir leur matériel photographique. Ainsi je pouvais les aider à affiner leurs réglages, découvrir la technicité des appareils, et la fameuse question de position entre Canon et Nikon ! Les souvenirs de mes portraits de cette époque me sont minces, à vrai dire, je n’ai pas conservé les photos prises lors de ces séances.

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Que ressens-tu lorsque tu es face à un objectif (appareil photo) ?

(rires) Tout dépend de qui s’y trouve derrière ! L’ambiance environnante définit souvent notre état d’esprit. J’entends par là que notre ressenti d’une séance sera différente si elle se passe au milieu de centaines de personnes dans la rue, qu’au fond d’un studio photo désert. Le photographe aussi joue un rôle important. Il/elle peut apporter un dialogue apaisant, des commentaires utiles pour la séance, une aide en terme d’inspiration et poses … Tout cela permet d’apporter de la confiance en soi une fois devant l’objectif, ce qui est essentiel pour réaliser de beaux clichés.

Quels modèles contemporains t’influencent dans ton travail ?

Je m’inspire de nombreuses personnalités dans mon travail, mais aussi dans vie quotidienne. Sonia Delaunay, Gabrielle Chanel ou encore Eileen Grey sont des femmes que je respecte énormément pour leur travail et leur vécu. Ce sont des créatrices nées, passionnées par le design, les formes, les couleurs et les matériaux. Ce sont des femmes qui ont révolutionné leur temps par des concepts simples et innovants. Elles ont été follement amoureuses au point d’en devenir malade, pour connaître la frénésie sentimentale. Néanmoins, elles ont réussi à devenir des icônes respectées par leur passions, stoïques face aux critiques, ne vivant qu’uniquement guidées par leur cœur et leurs valeurs. Elles ont su se diversifier dans leurs productions, s’ouvrir au reste du monde, ne valorisant que le progrès. C’est une ligne de conduite que je m’oblige à suivre. Je ne me limiterai pas à quelques critiques de bas-étage prônant les stéréotypes. Je vis avec mon temps tout en avançant droit vers mon avenir.

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Selon toi et de nos jours, quels sont les enjeux d’un modèle ?

Il faut définir ce qu’est un modèle dans ce cas ! Il existe plusieurs termes qui y sont assimilés. Je pense que pour devenir une figure photogénique appréciée par les artistes parisiens, il faut avant tout être représenté. Que ce soit par le biais d’un « scout », d’une agence de mannequin, d’une marque ou d’un courant artistique. De ce fait, les réseaux professionnels et artistiques s’entremêlent et donnent lieux à de jolies rencontres. Les réseaux sociaux y sont aussi pour beaucoup. De nos jours, une « gueule » peut naitre après avoir été repérée sur Instagram, Pinterest ou encore Facebook.

Tu postes très souvent sur les réseaux sociaux. En quoi cette présence est si importante ?

Effectivement ! J’essaye de publier un ‘post’ tous les jours sur Facebook, et tous les 3-4 jours sur Instagram. Cette présence est essentielle pour diverses raisons. La première est de tenir mes contacts informés de l’avancé de mon web magazine par le biais de photos exclusives, ou d’illustrations trouvées sur internet (souvent dénichées sur Tumblr ou Pinterest). En tant que modèle, cela permet également de faire partager mon travail et mes passions artistiques à ma sphère sociale, de permettre aux intéressés de découvrir de nouvelles équipes et projets … Tout est bon à faire interagir. La critique est aisée mais permet l’ouvertures des mentalités et la rectification du tir si nécessaire.

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Tu es également passionnée par la culture avec un grand C et tu as fait des études en commerce international. En quoi cette spécialité est-elle un atout ?

Le respect des coutumes et les différences culturelles entre les peuples m’a toujours passionnée. S’intéresser à l’art qui en découle est essentiel pour moi. Nous vivons dans un monde riche de patrimoines culturels aussi variés qu’il existe de pays. Se limiter aux seules terres que composent le notre me semble ridicule. Mes études sont tournées vers l’étranger car il s’agit de l’avenir du commerce. Cet atout m’a permis de perfectionner mon anglais et mon vocabulaire professionnel. De plus, être diplômée en « commerce international » m’ouvre les portes d’une multitude de domaines et métiers, ce qui n’est pas à négliger !

Que retiens-tu d’une exposition lorsque tu en visites une ?

Les expositions artistiques à Paris sont une mine d’or d’inspiration ! Si je me motive à en visiter une, je favorise celles qui mettent en avant les artistes reconnus pour leur art et performance. Ainsi, je révise mes classiques et je sors me cultiver. Cela n’est pas une majorité absolue. Par exemple, j’apprécie tout particulièrement les expositions organisées au Palais de Tokyo. Les artistes présentés sont loin d’être tous célèbres pour leur création. Mais les explications de Jean de Loisy, aidé des différents commissaires d’expositions, mettent en place un langage non verbal et une lecture visuelle épatante qui facilitent la compréhension de l’Art contemporain.

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AGM-PARIS.com en quelques mots de quoi s’agit-il ?

(rires) Quelques mots ne seront pas suffisant ! Pour faire simple, « AGM » sont mes initiales et « Paris » le lieu de réalisation de mes productions. Au début, elles me servaient de ‘copyright’ quand je sortais quelques portraits d’amis ou de blogueuses. Avec le temps, j’ai été approchée par des revues me demandant de rédiger des articles pour elles à propos de divers sujets, ‘AGM’ fut ainsi ma signature. Aujourd’hui, agm-paris.com est le site internet de mon web magazine. Alliance d’un blog parisien minimaliste et d’une revue artistique parisienne, AGM Paris rivalise d’ingéniosité pour présenter des tendances, des expositions, des évènements culturels et artistiques à ma sphère sociale.

Selon ta biographie, tu reprends tes études à la rentrée. Peux-tu nous en dire plus ?

Bien sûr ! Je commence une année de licence professionnelle en université à Panthéon-ASSAS Paris II. Une année durant laquelle je perfectionnerais mes qualités commerciales et managériales lors de réalisation de différents projets. Je pense que ce nouveau départ me permettra d’élargir mes capacités professionnelles tout en avançant mon niveau d’étude.

Que peut-on te souhaiter pour ton avenir ?

De belles rencontres et de la réussite ! Je ne veux absolument pas me voir limiter dans l’avenir, que ce soit autour de mes projets artistiques personnels ou encore dans la perception de ma carrière professionnelle. Tout est bon à prendre pour évoluer. Bonnes ou mauvaises expériences, notre vécu n’en sera que plus riche.

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Propos recueillis par Jonathan Tessier
Images par agm-paris (portfolio) : BruteMermaid FigureheadOil PaintingKooklo BalthazarFur Her