K-POP, J-POP, C-POP… Ces termes font rage depuis les années 90 et de plus en plus sur les réseaux sociaux, comme le rapporte l’article de France Culture. Mais restons à Séoul, capitale de la Corée du Sud pour le moment.

La kayo pop, c’est quoi ? C’est le croisement entre la culture occidentale et asiatique, où l’on parle de chansons populaires au Pays du matin calme. Au siècle dernier, on retiendra les artistes Seo Taiji and Boys, Deux ou Hyun Jin-young qui ont brillé chez SM Entertainment, un label fondé par l’homme d’affaires Lee Soo Man, précurseur des premiers girls band et boys band coréens.

 

Aujourd’hui, huit principales agences se partagent l’industrie musicale de la péninsule. Les chiffres dévoilés par Kpopstarz montrent qu’en 2015, SM Entertainment avait vendu 325 milliards de Won de titres musicaux soit 250 millions d’euros pour un profit net de 18 milliards de Won soit 13 millions d’euros.

 

Autant dire que le marché de la K-POP ne s’est jamais autant bien porté. Et ce sont désormais Girls’ Generation, Super Junior, EXO, SHINee, Red Velvet, f(x) qui font tourner la boutique, et bien d’autres encore. Selon The Economist, la Corée du Sud a encaissé 5 milliards de dollars en exportant sa musique populaire en 2013. Elle espère doubler la mise d’ici à 2017.

 

En France, malgré l’ennui relevé par Rue89, de nombreux étudiants s’intéressent à la K-POP en regardant les clips sur-réalisés par les boîtes de production coréennes. Le site Kpop Concert a listé cent tournées en Europe depuis 2010, dont vingt-six représentations à Paris (Bercy, Zénith, le Divan du Monde, la Maroquinerie) et six à Cannes au Midem (Marché international de l’édition musicale).

La KCON music festival, instaurée en 2012 en Californie du Sud aux É.-U., débarquera pour la toute première fois à Paris le 2 juin prochain. Cette convention annuelle de la K-Pop, tant attendue dans l’hexagone, fera monter sur les planches de l’Accor Hotels Arena les groupes BTSf(x), IOI, SHINee, Block B et FT ISLAND.

 

Loin des projecteurs, un groupe formé en 2010 a souhaité se démarquer de la scène française. ALIIFE vit grâce à Dorélie, Bkey, Kyyron et Aphy. ALIIFE fait découvrir son univers pop-asiatique à travers des paroles et des chorégraphies. En 2013, le collectif avait sorti Peace and Love chez Wanrenne adien production, et en 2014 Hope chez Hope Nation. Avec K2K Entertainment qui se rajoute à l’aventure, le quatuor a sorti le 22 avril dernier, leur nouvel opus intitulé TLM (trouver les mots, ndlr).

 

Avec un clip vidéo finement réalisé à l’aide d’une caméra 4K et des paroles écrites dans la langue de Molière, ALIIFE envoie un signal fort en Asie depuis la France, pour laisser entendre la voix de la F-POP (French POP). Face au géant Coréen, l’enjeu est forcément de taille, alors réussiront-ils à relever le défi ? À suivre, prochainement…

Par Jonathan Tessier
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Vidéo par ALIIFE